15 avril 2017

Ce qu'il faut savoir sur les bienfaits, ou pas, du chocolat

Ce qu'il faut savoir sur les bienfaits, ou pas, du chocolat
Près de 6.000 pièces sont préparées au sein de l'atelier de fabrication Le Lautrec © Photo Rémi Dugne

Vous reprendrez bien un chocolat de plus ? À Pâques, la question revient. Avec une consommation moyenne de 7 kg par an par habitant, les Français ne résistent pas bien longtemps. Et ils auraient tort de s’en priver.

 

Très énergétique, 520 kilocalories pour 100 gr, le chocolat s’accompagne d’un certain nombre de vérités générales autour de ses supposés bienfaits. Treesje Van der Vurst, et Estelle Lecat-Rudel, toutes deux diététiciennes à Clermont-Ferrand, font le point.

> Le chocolat est-il contre indiqué si on a du cholestérol ? 

Non. « Presque dépourvu d’eau (0,5 à 1 %), le chocolat est un aliment constitué essentiellement de glucides (50 à 60 %) et de lipides (30 à 40 %) », rappelle Estelle Rudel. « Deux tiers des acides gras de ses lipides sont saturés donc même s’il ne contient que très peu de cholestérol – sauf s’il contient des graisses animales, ce qui peut arriver avec des chocolats de piètre qualité – sa consommation doit être modérée chez les personnes à risque cardio-vasculaire. » Treesje Van der Vurst abonde : « Il faut savoir que les graisses contenues dans le chocolat auraient tendance à diminuer le mauvais cholestérol. »

> Le chocolat, un bon antioxydant ? 

Oui, mais…. « Les composantes du chocolat sont nombreuses, rappelle Estelle Lecat-Rudel : théobromine, aux vertus psychostimulantes, de la phényléthylamine, aux vertus relaxantes et anxiolytiques ou encore de la caféine, substance d’éveil. Le chocolat contient aussi des substances antioxydantes, comme le cuivre ou l’épicatéchine aux propriétés démontrées antioncogènes. Mais il faut bien admettre que lorsque l’on évoque l’effet de ces substances, il faut considérer leur teneur respective et les comparer à d’autres aliments », poursuit-elle. Aussi, 25 g, soit 5 carrés de chocolat, apportent au plus 0,3 mg de phényléthylamine. La dose efficace pour un homme de 70 kg serait de 70 mg (1,5 kg de chocolat?!).

> Riche en vitamines ? 

Non.  « Le chocolat est pauvre en vitamines même si on y retrouve la plupart des vitamines du groupe B », assure-t-elle. « L’apport en minéraux est, lui, plus intéressant pour le magnésium, le phosphore, le cuivre et le fer. Mais, là aussi attention. Pour apporter notre ration journalière de magnésium (350 mg), il nous faudrait absorber plus de 100 g de chocolat soit plus d’une tablette… »

> Faut-il se laisser tenter par le chocolat « light » ? 

Non. « Mal leur en prendrait », préviennent les deux diététiciennes. « Ces chocolats sont dénommés light car une partie de leur saccharose est remplacée par des édulcorants, moins énergétiques. Ils ne sont par contre absolument pas allégés en graisses et en définitive ne contiennent pas moins de calories. »

Pierre Peyret

La Montagne 15/04/2017

 

C'est quoi un bon chocolat ?

Chaque année, 20.000 tablettes de chocolat sortent de l’atelier de fabrication de Claude Déat, à Gerzat, dans le Puy-de-Dôme. La recette du succès? « Du chocolat noir à 69 % avec un taux de sucre réduit, une bonne matière grasse et non de l’huile de palme. Et la provenance des fèves. Dans les grandes surfaces, les fèves sont mélangées, peu importe la provenance », énumère Élisabeth, son épouse. D’ailleurs, elle en profite pour donner ce bon conseil. « Il est facile de repérer un bon chocolat noir. Quand il est trop noir, ce n’est pas bon signe. Il a été torréfié trop fort. Un bon chocolat noir, c’est un chocolat brun, il se termine par une note aromatique »