20 avril 2017

Côté Jardin à Ambert : Le jardin se fait de plus en plus vivace

Côté Jardin à Ambert : Le jardin se fait de plus en plus vivace

Cette année, parmi les centaines d’espèces présentées autour de la mairie ronde d’Ambert, les plantes vivaces témoignent de leur succès.

Le printemps est tout juste là que les amoureux du jardin sont déjà de sortie, en quête de bons plants autant que de bons plans. Il faut dire qu'ils ne manquaient pas, au salon Ambert côté jardin, ce week-end. Pour sa neuvième édition, les producteurs locaux se sont déplacés pour proposer au public un choix d'espèces toujours aussi varié.

Parmi les essences plébiscitées cette année, les plantes vivaces ont rencontré un succès durable, comme le confirment Céline Clergeat et Malika Richter, productrices installées depuis un an à Cunlhat. « Il y a un vrai engouement pour ce type de plantes qui se régénèrent et se renforcent », expliquent-elles. « C'est pour cette raison que nous avons décidé de nous spécialiser dans cette production en proposant plus de 150 espèces différentes ». Un soin tout particulier qui témoigne d'une sensibilité nouvelle des amateurs, plus soucieux de la pérennité de leurs plantes que de leur remplacement systématique.

Les plantes vivaces étaient à l’honneur sur le stand de Céline Clergeat et Malika Richter.

 

« Les plantes vivaces correspondent mieux aux désirs de longévité du public »

« Les gens cherchent des espèces aux fleuraisons les plus longues possibles », explique Bruno Baardman, producteur à la Serre du Forez à Olliergues. « Nous devons être constamment à l'écoute de notre clientèle. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les gens sont très sensibles aux effets de mode, même si la tendance générale est à la durabilité ». Exemple avec les hortensias de Virginie et leurs teintes chatoyantes qui durent de juillet à novembre. « Au-delà des modes, il y a de vrais courants qui s'installent et les plantes vivaces ont indéniablement le vent en poupe ».

Le stand de Bruno Baardman était très coloré.

 

« Le public est beaucoup plus sensible sur l'origine de ce qu'il achète »

En effet, le jardin doit, de plus en plus, mêler esthétique et utilité. Pour les plantes comestibles et aromatiques, la tendance est à la curiosité, comme l'explique Ghislaine Henry, cultivatrice à Valcivières avec son associé, Gérard Blanchard. « Aujourd'hui, les gens font beaucoup plus attention à la qualité de ce qu'ils achètent, sensibilisés par la vague bio de ces dernières années ». Une plus grande rigueur qui s'accompagne d'une curiosité accrue pour des espèces moins connues, « comme la ciboule de chine, une ciboulette aillée qui connaît un vrai engouement ou l'hysope ».

Les plantes gourmandes, chez Ghislaine Henry.

La cultivatrice explique le succès des plantes vivaces par « la recherche d'espèces rustiques et robustes pouvant facilement s'adapter aux terrains et aux climats. Une multitude de choix s'offre ainsi aux amateurs, accompagnée de quelques bons conseils. « Une bonne terre bien entretenue, pour Ghislaine Henry, « des plantes qu'on doit tailler régulièrement et surtout pas en boule », pour Bruno Baardman et enfin, « savoir apprécier la beauté d'une plante sauvage » pour Céline Clergeat et Malika Richter. Que de bonnes réflexions à creuser.


Alexis Bruchon
La Montagne 16/04/2017