14 avril 2017

Les marchés clermontois en équilibre

Les marchés clermontois en équilibre
Pour l’instant, la halle Saint-Josep est ouverte le vendredi matin et le mardi soir avec trois producteurs. © Photo Rémi Dugne

La place de Jaude va renouer avec son marché dominical et mensuel dès le 14 mai. Reste maintenant à régler la question d’une deuxième ouverture hebdomadaire de Saint-Joseph et un rééquilibrage global des foires et marchés.

 

À l’automne dernier, l’adjoint au commerce Akim Bara déclarait dans les colonnes de La Montagne : le marché Saint­-Joseph ouvrira une deuxième fois dans la semaine, « d’ici les fêtes de fin d’année ». Nous sommes à Pâques et pour l’instant, les adhérents de l’association La Jonquille présents sous la halle de la rue de Courpière ne voient rien venir.

 

 

« C’est enterré », craint son pré­sident Jean­-Valère Randanne. Pourtant, ajoute­-t­-il, il y a de la demande. Depuis l’hypothèse d’une deuxième ouverture, 17 nouveaux producteurs de toute l’Auvergne ont adhéré à La Jonquille et sont prêts à débarquer avec leurs cageots de fruits, légumes, volailles, fromages, safran… Il semblerait que ce ne soit pas si simple…

Vendredi 7 avril, l’adjoint au commerce Akim Bara est venu à Saint­-Joseph, accompagné de Robert Le Moigne. Cet expert rennais est mandaté par la municipalité depuis l’automne pour mener une étude sur l’ensemble des marchés clermontois. «I l y a aujourd’hui des sites fragiles », commente-­t-il. « Il y a un enjeu autour du marché Saint­-Pierre. Il faut qu’il retrouve une stabilité, une dynamique ».

« C’est Saint­-Pierre qui nous barre la route ! », murmurent certains de La Jonquille. « Je n’y vois pas forcément de la concurrence », estime Didier Roux, président du GIE du marché Saint­-Pierre qui reconnaît la baisse de fréquentation du marché Saint­-Pierre due à des facteurs de sociétés (la désertion en général des centres­villes…) mais reconnaît aussi que les tarifs peuvent être dissuasifs. «

Les commerçants ont des charges plus importantes que les paysans », défend pour sa part l’administrateur du marché Saint­-Pierre. Il reste à attendre les conclusions de Robert Le Moigne qui, insiste-­t-­il, prône pour un « équilibre » : « On comprend la surpression de La Jonquille », ajoute-­t­-il. « Mais une nouvelle ouverture risque de déstabiliser ». La balle est dans le camp de la municipalité qui prendra sa décision, si ce n’est à Pâ­ques,… à la Trinité ?

Véronique Lacoste-Mettey

La Montagne 14/04/2017